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Une bande de malfrats sous les verrous

Insécurité à Bamako : La bande Cheick Sanogo dit Sèguèkata mise hors d’état de nuire

Sept motos Djakarta, cinq vélos, une moto BBRS, quatre machettes, deux pistolets de fabrication artisanale, deux cartouches, une boite de gaz lacrymogène, des gris-gris et beaucoup d’autres objets ont été récupérés par la brigade de recherche du 4è arrondissement lors de l’arrestation de trois bandits. Le quatrième est en cabale.

La rive droite semble être le nid des bandits de grands chemins. Un jour ne passe sans que les commissariats de cette commune ne soient mis à rudes épreuves. En un mois, la brigade de recherche du 4è arrondissement a mené des actions salutaires pour le bonheur des populations de la dite commune. En effet, Cheik Sanogo dit Sèguèkata, Moussa Camara, Ousmane Traoré dit Dri bandit ont été mis sous l’éteignoir. Mamadou Sangaré, quant à lui, reste introuvable. Dans la nuit du 20 janvier 2010, il y avait une soirée dansante à Sabalibougou.

Nos trois jeunes hommes assuraient le service d’ordre. A une certaine heure de la nuit, les chefs de file à savoir Sèguèkata et Dri bandit ont ordonné à Moussa et Mamadou Sangaré de prendre deux motos puis se barrer. Ce qui fut fait.

Quand les propriétaires des motos se sont rendus compte de la disparition de leurs engins, ils sont automatiquement allés à la police du 4è arrondissement pour faire leur déclaration. Ils ont trouvé une brigade de recherche prête à intervenir à tout moment.

L’inspecteur de police Ousseyni Diarra chef BR et ses jeunes ont engagé des enquêtes. Des personnes furent interpellées. Les différentes interpellations ont permis de remonter le fil jusqu’au réseau Sèguèkata. Selon le chef BR, cette bande est très dangereuse. Ils opèrent souvent à deux sur leurs Djakarta.

Les victimes sont poursuivies, puis menacées. Ceux-là qui résistent à ne pas vouloir lâcher leurs motos sont tout de suite agressés. Les jeunes policiers autour du chef BR n’ont pas manqué de porter certains griefs non seulement à l’endroit de la population mais aussi du côté des autorités. Pour le second « nous ne demandons qu’à être renforcés en moyens matériels », ont-ils dit.

Selon ces jeunes, la plupart d’entre eux sont sur leurs propres motos ou à pied. Le 4è arrondissement n’a aucun véhicule de patrouille depuis bientôt huit mois. Ils ont manqué certaines interventions qui devraient être rapides suite aux informations reçues.

A vrai dire, il faut faire un tour dans les commissariats pour se rendre compte que les moyens mis à leur disposition ne peuvent pas permettre aux agents de faire face à ce banditisme qui prend de plus en plus une forme développée. Il s’agit désormais de faire face à des brigands professionnels, des malfrats et des trafiquants bien équipés.

Quant aux populations, les premières concernées, les jeunes policiers demandent leur coopération. Des échanges de tirs entre bandits et policiers à Lafiabougou la semaine dernière n’ont échappé à personne. A Banconi, ce fut le même cas entre deux groupes de bandits.

« Nous sommes souvent menacés par certaines personnes qui protègent ces bandits une fois qu’ils rentrent dans leurs concessions », ont avoué les policiers. Pour ce faire, ils demandent une sensibilisation de la part des élus locaux, des chefs de quartiers etc.… Aujourd’hui, l’insécurité est devenue une affaire de tous. Les hommes en uniforme ont besoin du soutien de tous pour que le pays retrouve sa paix d’antan.

Fakara Fainké

Le Républicain du 05 Février 2010.

 

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