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CAN : Les “ Pharaons”d’Egypte battent le Ghana 1 à 0

L’Égypte a réalisé l’exploit de remporter sa 3e Coupe d’Afrique des nations (CAN) d’affilée, sa 7e au total, en battant le Ghana (1-0) en finale dimanche à Luanda, grâce à un nouveau but tardif de son remplaçant Gedo, buteur providentiel qui n’a pourtant jamais été titulaire.

Les Pharaons ne pensaient qu’à ça : laver l’affront de l’échec sur la route du Mondial-2010 en novembre face à l’Algérie, et montrer qu’ils restaient les maîtres de l’Afrique.

C’est fait. Avec, en prime, la satisfaction d’avoir battu quatre des cinq équipes du continent qualifiées pour le Mondial (Nigeria, Cameroun, Algérie et Ghana). Et au passage un nouveau record pour le capitaine Hassan et le gardien El-Hadary, qui engrangent chacun leur 4e trophée continental.

Le Ghana reste en revanche à quatre sacres. Mais sa présence en finale, avec une demi-équipe en moins (Essien, Appiah, Muntari, Mensah et Paintsil absents) demeure méritante.

"On aurait pu gagner cependant, mais nous sommes tombés contre l’équipe qui a le mieux joué dans ce tournoi, a admis le sélectionneur du Ghana, Milovan Rajevac. Je félicite mes jeunes joueurs. C’est une belle expérience pour eux en vue du Mondial".

Ce 19e match consécutif sans défaite en CAN, les Egyptiens le doivent en grande partie à l’insatiable Gedo. Sixième rentrée en jeu dans le tournoi, et cinquième but, au sortir d’un une-deux avec Zidan (85e). Pas mal pour un inconnu qui n’a intégré les Pharaons que le 29 décembre (8 sélections, 6 buts).

"On voulait commencer avec lui aujourd’hui car Moteb n’était pas en forme mais finalement on a préféré ne rien changer, a même reconnu Shawky Gharib, l’adjoint du sélectionneur égyptien. En compétition, on découvre toujours une nouvelle étoile".

Avant ce but libérateur, les Égyptiens ont pourtant peiné face à des Ghanéens plus vifs. Au point de se demander s’il s’agissait bien des équipes issues des demi-finales. Où étaient l’Égypte brillante qui avait écrasé l’Algérie 4-0, et le Ghana poussif matant le Nigeria contre le cours du jeu (1-0) ?

Les Pharaons n’étaient plus que l’ombre d’eux-mêmes, sans rythme et avec un inhabituel déchet technique. La chaleur était peut-être en cause, ainsi que la fatigue accumulée, notamment lors des 7h30 de trajet lors du transfert entre Benguela et Luanda.

L’Egypte gardait certes la maîtrise du ballon, mais ne savait qu’en faire. Et son jeu court, qui avait si bien court-circuité les Algériens, ne la portait que rarement jusqu’à la surface adverse : trop court. L’Egypte a réalisé l’exploit de remporter sa 3e Coupe d’Afrique des nations (CAN) d’affilée, sa 7e au total, en battant le Ghana (1-0) en finale dimanche à Luanda, grâce à un nouveau but tardif de son remplaçant Gedo, buteur providentiel qui n’a pourtant jamais été titulaire.

Les Pharaons ne pensaient qu’à ça : laver l’affront de l’échec sur la route du Mondial-2010 en novembre face à l’Algérie, et montrer qu’ils restaient les maîtres de l’Afrique.

C’est fait. Avec, en prime, la satisfaction d’avoir battu quatre des cinq équipes du continent qualifiées pour le Mondial (Nigeria, Cameroun, Algérie et Ghana). Et au passage un nouveau record pour le capitaine Hassan et le gardien El-Hadary, qui engrangent chacun leur 4e trophée continental.

Le Ghana reste en revanche à quatre sacres. Mais sa présence en finale, avec une demi-équipe en moins (Essien, Appiah, Muntari, Mensah et Paintsil absents) demeure méritante.

"On aurait pu gagner cependant, mais nous sommes tombés contre l’équipe qui a le mieux joué dans ce tournoi, a admis le sélectionneur du Ghana, Milovan Rajevac. Je félicite mes jeunes joueurs. C’est une belle expérience pour eux en vue du Mondial".Hassan, qui s’échinait dans l’entrejeu à ranimer la flamme et à percer des brèches, était lui aussi trop court au 2e poteau sur un coup franc de Hosni (41e). La meilleure occasion égyptienne jusqu’alors...

Les Black Stars au contraire se montraient beaucoup plus incisifs, alliant fougue et vivacité. Annan grattait un nombre incalculable de ballons, Asamoah gênait la relance égyptienne et orientait le jeu ghanéen, A. Ayew vibrionnait côté droit et Opoku sur le flanc gauche.

Mais d’occasions, point. Car Gyan, goulot de l’entonnoir offensif des Ghanéens, se heurtait au rugueux Gomaa, et le bloc égyptien, qui n’a encaissé que deux buts dans le tournoi, demeurait inaltérable. Une frappe enroulée de Gyan manquait la lucarne (74e) et El-Hadary boxait son coup franc (79e).

Mais à la 70e minute, Gedo était entré en jeu...

LUANDA (AFP) - dimanche 31 janvier 2010 - 22h03

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Can Orange Angola 2010 : L’Égypte sur la toile Africaine du football

Débutée le 10 janvier dernier en Angola, la 27e édition de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) a pris fin hier. La finale a opposé les Pharaons d’Égypte aux Black Stars du Ghana voyait la victoire des premiers sur les seconds par le score d’un but à zéro. En remportant leur septième titre continental et leur troisième titre consécutif, les Pharaons restent donc sur la toile africaine du football.

La finale de la CAN a été remportée par l’Égypte. Considérés comme les favoris, il a fallu attendre la 86e minute de jeu pour voir Hassan (capitaine de l’équipe Égyptienne) et ses coéquipiers ouvrir le score par Gedo qui venait de rentrer. Cela suite à un coup de génie de Zidan qui a trompé la vigilance de la défense ghanéenne. Ce but minime mais précieux sera l’unique de la partie. Ce qui permet à la sélection Égyptienne d’être sacrée championne d’Afrique pour la septième fois et décrocher consécutivement son troisième trophée de la CAN. Toute chose qui la permet de réaliser un succès historique.

Battus sur le fil du rasoir par les Pharaons, les Ghanéens ont prouvé quand même qu’ils n’étaient pas venus pour faire la figuration lors de cette finale. Car, dès le début du coup d’envoi de la rencontre, l’on verra une équipe ghanéenne entreprenante, sûre d’elle-même. En bref, une équipe ghanéenne bien en place.

La tactique mise en place par le coach des Black Stars du Ghana, a contrarié les Égyptiens. Cela a fait que les Pharaons n’ont pas pu faire beaucoup de mouvement pour se créer des occasions. En clair, aucun joueur ne faisait de proposition en profondeur. Mais les Ghanéens n’ont pas su profiter de cette situation. Les dernières passent des Ayew, Agyan et autres étaient mal faites pour trouver le fond des filets du portier Égyptien. La mi- temps sera sifflée sur ce score nul de zéro but partout.

Du retour des vestiaires, les joueurs ghanéens seront les plus entreprenants encore. Ils continueront à prendre l’ascendance sur leurs homologues d’Egypte. Ce qui amènera un manque de motivation, d’envie du côté de l’Egypte. La preuve en est que les joueurs continuèrent à multiplier les erreurs techniques.

L’entraîneur Égyptien, Hassan, n’est pas resté sans rien faire face à cette mauvaise prestation de ses poulains. Il procédera donc à deux changements pour donner un nouveau souffle à sa formation. Des changements qui porter permettre à l’équipe d’ouvrir le score. Car, la seule occasion du match trouvée de leur côté, a été transformée en but par Gedo à la 86e minute de jeu. Ce qui donne le trophée de la CAN à l’Égypte.

Malgré leur défaite, l’on dira que les Black Stars n’ont pas démérité. L’on se souvient que le Ghana avait mal commencé la compétition. Mais leur entraîneur Molavan Rajevac, a réussi à faire la combinaison entre les jeunes et les anciens. Avec ce nouveau sacre, l’Égypte détient de ce fait le record du nombre de victoires en Coupe d’Afrique des Nations : 1957, 1959, 1986, 1998, 2006, 2008 et 2010 dont trois titres remportés successivement.

Hadama B. Fofana et Bruno Loma

Le Républicain du10 Février 2010.

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Scènes de liesse en Égypte

Des milliers d’Égyptiens en joie dansaient dimanche 31 janvier dans les rues du Caire au son des tambours, fêtant la victoire de leur pays contre le Ghana (1-0) en finale de la Coupe d’Afrique des nations 2010. Des chants patriotiques passaient en boucle sur les télévisions égyptiennes, publiques et privées.

Avec notre correspondant au Caire, Alexandre Buccianti

La fête a duré toute la nuit. Avenue Gameet el-Dowal el-Arabiya à Mohandessin, au Caire, Égyptiens mais aussi arabes du Golfe ont festoyé.

On a même eu droit à un dromadaire arborant les couleurs égyptiennes et à un cheval tentant de danser sur une musique folklorique. Des bêtes visiblement terrorisées par la folie des hommes. Le klaxon élevé au niveau d’arme d’assourdissement massif. Les feux d’artifice tirés au milieu de la foule. Des lances flammes improvisés. Des tambours déchainés.

Un spectacle fou qui s’est répété à Alexandrie, ville de Guédo, l’homme par qui la victoire est arrivée ; à Port-Saïd d’où est originaire Zidane, l’auteur de la passe décisive ; et à Minieh, ville du sélectionneur Hassan Shéhata, où la famille a égorgé trois veaux.

Une fête folle qui a entrainé des embouteillages monstrueux. Pour éviter la dépression nerveuse, les agents chargés de régler la circulation, ont trouvé la parade : si vous ne pouvez pas les battre, rejoignez-les.

Article publié le 01 Février par RFI

 

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