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  Dossier : Texte intégral du code de la famille et articles de Presse
Dossier : Toute la Presse sur "Le nouveau code de la famille au Mali"

L’Assemblée Nationale vient d’adopter un nouveau Code de la famille, en discussion depuis plusieurs années. A présent, le mariage laïc et civil est devenu une obligation ; l’âge minimum légal du mariage a été fixé à 18 ans. Les droits de succession sont étendus aux filles. Ce texte de 1 100 nouveaux articles, doit encore être signé par le président de la République.

Plusieurs courants de la société y sont opposés.

L’après-midi du 15 août, les opposants à ce code se sont rassemblés en une grande marche, une première depuis l’arrivée de ATT.

« L’histoire retiendra que la communauté musulmane du Mali, à laquelle la majeure partie de Maliens s’identifie, s’est désolidarisée du nouveau code des personnes et de la famille qui a été voté par l’Assemblée nationale, le 3 août dernier. A l’appel d’un Collectif d’associations islamiques, la communauté musulmane du Mali a exprimé son indignation au nouveau code des personnes et de la famille. Cela s’est effectué par une impressionnante marche qui a eu lieu, le 15 août 2009. » Selon Le Républicain du 17 aout 2009.

Par ailleurs, les associations féminines et les organisations des droits de l’homme, se disent satisfaites de l’adoption de ce nouveau code.

Ce dossier vous livre les avis et les commentaires, par le biais des différents journaux de la presse nationale, des « pour » comme des « contre » de ce code de la famille qui suscite tant de remous.

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Code de la famille : Les articles sataniques

Parmi les articles qui divisent les Maliens sur le contenu du code le journal Liberté a sélectionné quelques uns dont voici le contenu. Amadou Salif GUINDO

Des Nom et prénom, articles 34 et 35 : « L’enfant, dont la filiation est inconnue, porte le nom que lui attribue l’officier de l’état civil. L’adoption filiation confère à l’enfant le nom de l’adoptant et, en cas d’adoption par les deux époux, le nom du mari. »
Pour l’islam et le Saint Coran, nul ne peut donner son nom de famille à un l’enfant qu’il adopte. Par conséquent, il ne doit porter que le nom de son géniteur.

Les dispositions de l’article 56, aussi énervent les musulmans. Pour eux, il est inadmissible que la femme et le mari vivent dans des domiciles distincts alors que l’alinéa 1 de cet article stipule : « Le mari et la femme peuvent avoir un domicile distinct sans qu’il soit pour autant porté atteinte aux règles relatives à la communauté de vie. »

Dans l’article 182, dans le chapitre relatif au mariage, le code définit le mariage comme étant « célébré publiquement, au centre d’état civil, par l’officier de l’état civil. La date est fixée par celui-ci. » Ce qui veut signifier que toute autre forme de mariage s’avèrerait nulle.

Plus en bas, dans l’article 282 il est dit que « Le mariage est un acte laïc et public, par lequel un homme et une femme, consentent d’établir entre eux une union légale dont les conditions de formation, les effets et la dissolution sont régis par les dispositions du présent livre. » Alors qu’il est évident pour les musulmans qu’il doit, à priori, être religieux. « L’âge minimum pour contracter un mariage est fixé à dix huit ans ».
Mais « Le Procureur de la République ou le Juge de Paix à Compétence Etendue selon la circonscription administrative concernée peut, néanmoins, par décision non susceptible de recours, accorder une dispense d’âge pour des motifs graves. Cette autorisation ne peut être délivrée que pour les futurs conjoints âgés d’au moins quinze ans. »

A l’article 303 relatif au régime matrimonial, le code stipule que « Le mariage peut être contracté : soit sous le régime de la monogamie, auquel cas, les époux ne peuvent contracter un second mariage avant la dissolution du premier. Toutefois, l’homme ayant opté pour le mariage monogamique, aura la faculté de réviser son option avec le consentement exprès de l’épouse ; soit sous le régime de la polygamie auquel cas, il faut que la femme y consente, et l’homme ne peut être tenu simultanément dans les liens du mariage avec plus de quatre femmes. »

La promulgation de la loi n’étant pas effective, eu égard aux différentes manifestations de désapprobations des musulmans et de certaines associations conservatrices, il est bien possible que les députés révisent les articles jugés sataniques qui font d’eux des parias de la majorité des Maliens. Il y va de leur intérêt et bien sûr de celui suprême de la majorité des citoyens.

Les articles sont listés juste là (en bas) !!

Nous vous offrons également le texte en intégralité de ce nouveau code !!

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