Une trentaine d’associations s’accordent pour rebâtir l’unité de la communauté. L’Association des Maliens de New York a récemment mis en place un comité exécutif composé de 32 membres et dirigé par Alpha Seydou Kassogué. Agé de 45 ans, Kassogué qui vit à New York depuis plus de 20 ans est employé de service social et travailleur à temps partiel à la Banque de l’Habitat à New York.
Le poste de secrétaire général est revenu à Madoussou Traoré, promotrice de Madoussou Productions. Le bureau a été élu par consensus par les représentants d’une trentaine d’associations maliennes de New York qui veulent mettre fin à leurs divisions.
Selon Kassogué, la première priorité de son bureau sera l’unité de la communauté malienne de la métropole américaine. Les divisions de celle-ci ont, en effet, notablement influé sur le renouvellement du bureau du conseil des Maliens des Etats-Unis cette année.
L’association ambitionne aussi l’érection d’un siège pour son bureau et la création d’un centre culturel malien à New York Ce centre, selon Kassogué, servira de bourse du travail pour les Maliens et autres Africains désireux de s’informer sur le marché de l’emploi. Il fera également office de cybercafé où les Africains en général se retrouveront pour se rencontrer, s’informer et, éventuellement, apprendre l’anglais. Il servira de relais entre les ressortissants maliens et l’ambassade du Mali afin de relayer l’information dans les deux sens et aider à l’organisation des recensements à caractère administratif ou électoral.
L’organisation de conférence-débats sur les sujets d’intérêts locaux et nationaux sera aussi au cœur de ses activités, souligne Kassogué qui révèle que les membres du bureau ont accepté de payer 100 dollars par mois pour renflouer les caisses de l’association. Le nouveau dirigeant de l’association mise aussi sur les dons et legs, l’organisation de manifestations culturelles et la vente des cartes de membre pour financer les activités.
A ceux qui se montrent sceptiques sur la vitalité de l’association, Kassogué demande de juger sur les actes. « Nous sommes un bureau ouvert au dialogue, un bureau de consensus, nous avons la main tendue à tous et si tout le monde met avant le Mali, il n’ y a pas de raison que ça ne marche pas », prêche-t-il. Dont acte.
Correspondance particulière
Mamady KABA,
Michigan, USA
12 Novembre 2008
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